Trax
Dictaphone / m.=addiction ( city-centre-offices/
la baleine )
****
A l´origine,c´est un magnétophone
à qui on dicte son courrier . Avec le Belge Olivier Doerell,cet
outil pourtant pas très glamour devient le nom de code
d´une entreprise bie plus attrayante .
Aidé dún joueur de saxophone et de clarinette,Doerell
a échafaudé une rencontre électroacoustiqurelativement
iinédite entre bleeps et chorus jazz,dub minimal et chaleur
des cuivres .
Montrant un précieux sens de lárrangement et du
détail,il ne se disperse pas,garde constamment en vue ses
compositions poétiques et évocatrices. En fin de
parcours, Doerell quitte même son faste
terrain de jeu pour livrer son impressionante version du tango
. plus abstrait que les excursions organiques de Cinematic Orchestra
mais tout aussi harmonieux , cet album concis et apaisé
peut vous emporter avec luipour peu que votre humeur soit au diapason
.
( Vincent Brunner )
Arte-tv
Dictaphone "m.=addiction"
Le quatuor Dictaphone, avec "m.=addiction",
entre jazz, electro et musique
concrète, parvient sans effort à communiquer sa
mélancolie. "m.=addiction",
un disque minimaliste et subliminal.
Imaginons une boîte de jazz d'un nouveau
type. Même ambiance, mêmes odeurs,
mais pas de groupe, aucun musicien. La musique, les sonorités,
parviennent
de partout, diffusées autour d'un public circonspect. Voici
le genre de club
dans lequel on envisage volontiers se produire Dictaphone. Au
centre du
projet, le Bruxellois vivant aujourd'hui à Berlin, Olivier
Doerell. Avec
plusieurs cordes à son arc et plein de bonnes idées,
il a fondé le quatuor.
Il manage ses trois acolytes, Malka Spigel (qui pose sa voix sur
"Tempelhof"), Roger Döring (au saxophone et à
la clarinette) et Klaus Bru
(au synthé), qu'il mène vers des zones cotonneuses.
Quelques notes de saxo,
des soupçons d'électronique, des sons élémentaires,
une basse jazzy les
compositions de Dictaphone prennent même des airs hautains
le temps d'un
dernier "Tango Doerell".
En fin de parcours, ce morceau emblématique du travail
du groupe : "La
piscine", qui mêle instruments et échantillons
sonores (des enfants qui
jouent...) enregistrés... dans une piscine, à l'aide
d'un vieux dictaphone.
L'auditeur entre à coup sûr dans un rêve éveillé,
lové dans l'électronica jazzy de Dictaphone.
Édité par City Centre Offices
Infratunes
Olivier Doerell et Roger Döring sont a l' origine de ce premier album "M.=Addiction". Le saxophone et la clarinette de Roger se mélent parfaiteent aux bizarreries electroniques d'Olivier. L'ensemble sonne comme un rève d'autone avec des rythmiques abstraites et une mélodie mélancolique qu'on ne peut saisir completement. L'enregistrement dans une piscine rend un son qui se rapproche justement d'un vieux dictaphone. Les deux comperes sont tout de meme aidés par quelques personnes comme Malka Spigel (Minimal Compact) qui pose sa voix unique sur "Tempelhof", sur le titre suivant, "Esc.meetings" Heike Jeschonnek prete delicatement sa voix tandis Klaus Bru vient aider pour l'arrangement au niveau des basses et du synthé pour "M.=addiction" et "Lügen". M.addiction est d'un beauté etrange melangeant les epoques d'une habilité déconcertante. Ce melange donne un genre neutre, mélancolique. Un disque a ecouter lorsqu'il pleut...
Au tout début, Dictaphone etait l'oeuvre d'Olivier Doerell né et elevé a Bruxelles. Aujourd'hui, il vit a Berlin et depuis 3 ans, il bosse sur Dictaphone. Olivier est multi-instrumentaliste, il s'occupe surtout de la partie electronique. Roger Döring arrivé en cours, joue du saxophone et de la clarinette, il adapte son style jazzy sur l'electro d'Olivier. Il en ressort une atmosphère prenante et méancolique. En concert, nos deux comperes sont capables de changer les club déchainés en lieu calme d'ecoute attentive. Leur presence sur scène ressort de leurs recherches poussées sur la magie mélancolique du son.Les concerts sont toujours différents... Olivier place la base des morceaux qui laisse virvolter librement le jeu du saxo et de la clarinette par dessus. Olivier Doerell a collaboré sur plusieurs Bo de films, il a egalement travaillé avec Alex B's dance company. Roger Döring etait un membre de "Moser Meyer Döring" et a participé la Bo du film "Alaska.de" qui fut un gros succés au box office allemand. Cette bo est sortie chez kitty-yo.
Chronicart.com
Dictaphone - M.=addiction
Enveloppée dans des volutes de fumée, lovée dans des couleurs>mordorées, la musique de Dictaphone est née de l'imagination du multi-instrumentiste Oliver Doerell, rejoint par trois musiciens(clarinette, sax, voix, cuivres et clavier). Vaporeuse, nuancée, pleine de retenue, la musique de M.=addiction se laisse lentement apprivoiser. Errant dans un ailleurs parfois proche du chef d'uvre éponyme de C-Schulz & Hajsch (sur Lügen par exemple) et la froide élégance de Tarwater (la voix à la fois désincarnée et suave de Malka Spigel sur Tempelhof 4.10 est tout simplement obsédante), M.=addiction est une authentique réussite d'hybridation sans nom entre paysages éthérés, caves de jazz, collages concrets du quotidien et même piste de tango (Tango Doerell). "Vous n'avez pas quelque chose à vous faire opérer ? Un poumon, vous savez, c'est très joli un poumon, c'est tout rose", lâche une voix féminine repiquée sur un dictaphone, pendant qu'un mélodica souffreteux s'épuise dans un dialogue avec une nappe de clavier, de laquelle se détachent des grappes de notes de guitare et des pulsations microbiennes (Dictaphone). Sur La Piscine, des voix d'enfants (captées dans une piscine publique) couvrent un pied qui bat, une clarinette lascive. Et au loin, il y a ces notes de piano, suspendues au vide, orphelines et désenchantées, comme un lendemain de fête sous les hauts plafonds de chez Gatsby. Une bande de dictaphone, un instrument crissant, un grésillement, et voici que Lügen enfle sous des pluies de cuivres et de bois avant de s'évanouir dans un souffle électrique. Nombre de morceaux, en s'achevant ainsi soudainement par un soupir, une expiration, révèlent une évidence : la promiscuité de cette musique en demi-teinte avec le silence. Brumeux ? En tout cas sûrement pas fumeux.
Maxime Guitton
Dictaphone
M.=Addiction
(City Centre Offices/Ici D'ailleurs)
Originaire de Bruxelles, Oliver Doerell, poly-instrumentiste émigré à Berlin, bichonne son projet Dictaphone avec le saxophoniste allemand Roger Düring depuis bientôt trois ans. Résolument original, Dictaphone façonne une espèce de jazz électronique au ralenti où les machines s'attachent à reproduire les sons de la nature: suintements, frémissements, ondulations, vaguelettes, crépitations et autres ryhtmes nébuleux. Enroulés autour d'une basse ronde comme une bille, les saxos et clarinettes, dont ils usent tous deux avec une discrétion raffinée, tout en retenue, expriment le chant des voyelles, rappellant par bribes les moments les plus introspectifs du Weather Report des années 70, ou ceux des sous-estimés Lol Coxhill et Evan Parker. Parfois aussi, l'usage d'un bandonéon nous renvoie vers Piazzola ou Tiersen. "La musique de Dictaphone est inhabituelle, étrangement belle et intemporelle" dixit Colin Newman (l'un des inventeurs de Wire) et comme il a vu juste, car M.=Addiction, le bien nommé et son jazzica mélancolique, paisible, propice à la rêverie, offrira aux plus imaginatifs l'opportunité de se faufiler en douceur dans les toiles oniriques de ses compatriotes Delvaux et Magritte.
*****° Marc Gourdon
clarknova
Dictaphone
[m.=addiction]
City Centre Offices
/ Ici d'Ailleurs
Novembre 2002
Le meilleur moment pour écouter ce disque me paraît
être le soir peu avant d'aller se coucher.
Vous éteignez progressivement les lumières. Vous
placez le disque sur le lecteur. L'ampli au bon volume. Pas trop
faible pour profiter de la finesse du mix. Pas trop fort pour
arriver à vivre ces instants plus mentalement que physiquement.
Dès lors, laissez-vous happer par les petites choses présentes
: un bout de clarinette, un fond de saxophone, une contrebasse,
un gazouilli électronique lancinant. L'hypnose commence
alors à faire son effet et à prendre de l'ampleur.
Les titres vous bercent les uns après les autres par leur
chaleur et leur minimalisme. Ils vous racontent une histoire.
Celle que vous voulez. Celle que vous acceptez de laisser entrer
en vous. Comme au cinéma où rapidement l'univers
c'est le film. De façon similaire, mais où l'image
n'est qu'en vous. L'ajout de la voix sur un titre tel que Tempelhof,
n'enlève rien à ce plaisir. Juste quelques mots
sur un fond de guitare lui-même sur un fond d'ambiance aéroportuaire.
Très doux.
Un grand bravo donc à Oliver Doerell et Roger
Döring pour la justesse et la qualité de leur
oeuvre. Ni électronique. Ni acoustique. Juste à
peine hors du monde.
p.o.o.s
Solénoide
DICTAPHONE
"M.=Addiction" (City Centre Offices / Ici d'Ailleurs)
Officine allemande affiliée à l'école Morr
Music, City Centre Offices s'affirme, dans la droite lignée
de l'anglais Leaf, comme un des nouveaux labels "post-digital"
en vue. Après Morgan Caney et Kamal Joory, sa nouvelle
révélation a donc pour nom Dictaphone. Pour faire
simple, disons que ce projet occupe une position privilégiée
à la croisée du jazz ambient et de l'electronica.
Pourtant, la démarche de son auteur, Berlinois d'adoption,
se veut suffisamment exigeante pour mériter quelque développement.
Car l'individu compose aussi pour le théâtre et la
danse. Ce qui, immanquablement, confère à cet album
un certain côté narratif et illustratif. Dictaphone
nous ouvre en fait les portes de galeries sonores douillettes
aux atmosphères enchantées. Les textures y sont
délicates, parfois veloutées ou translucides. Suintant
la tendresse et la mélancolie, cet album marie comme rarement
saxo et clarinette aux processeurs d'effets, samples environnementaux
et autres boucles rythmiques. Amateurs de cocooning-music imaginative
et autres fans de lovesongs numériques réjouissez-vous
car vous détenez en "M=addiction" un album pleinement
adapté à vos besoins et forcément... addictif!
Dictaphone - m.=addiction
City Centre Offices/La Baleine - 2002
Difficile souvent de définir la
musique d'un groupe, de la classer dans un genre précis
afin que votre interlocuteur puisse imaginer ce quelle peut être.
Et lorsqu'il s'agit de la musique d'un groupe comme Dictaphone,
il plutôt préférable de prêter le cd
à l'ami en question pour qu'il laisse ses oreilles seules
juges de la particularité et de la singularité de
cet album étrangement intitulé m.=addiction.
Marchant sur les plates-bandes du label électronica
allemand Morr Music, City centre Office (lui aussi
allemand, basé à Berlin) commence à
se faire connaître tout doucement sur la scène electronica
avec des productions discrètes et sensibles signées
Opiate ou Christian Kleine. Mais Dictaphone
avec ce premier album, en tout point superbe, renvoie ses comparses
au vestiaire tant la musique de ce duo se situe nettement un cran
au-dessus de la production electronica ambiant en provenance d'Allemagne.
Très différente de celle d'un Boards of Canada,
la musique de Dictaphone se veut plus intimiste et quasi
micro-organique. Sur une base glitch assez discrète
viennent s'ajouter quelques instruments aussi divers que bien
sentis (saxophone, clarinette, quelques percussions...) un peu
à la manière de The Remote Viewer mais avec
un accent franchement plus jazz sur certaines compositions telles
que the e.song par exemple.
Agrémentée, par moment,
d'un chant féminin feutré et de quelques bruits
aussi divers qu'une bande magnétique passée à
l'envers, des cris d'enfants dans une piscine (très en
vogue chez les formations du genre) ou de samples dispersées,
la musique de Dictaphone, au lieu d'être simplement
expérimentale, s'avère finalement chaude et savoureuse,
dégageant des ambiances et des sentiments des plus variés,
bien au-delà de la simple mélancolie.
Tout en étant minimaliste à souhait,
m.=addiction n'en est pourtant jamais pénible, sans
doute du fait que chaque composition offre un panorama différent
avec une construction originale qui ne se répète
pas de titre en titre comme il arrive souvent dans ce style de
musique ; l'apport d'instruments, des morceaux courts et
l'aspect jazz de l'ensemble y sont sans doute pour beaucoup.
Quoi qu'il en soit ce m.=addiction s'avère
être la meilleure surprise en matière de musique
électronique pour la fin de l'année 2002. Un essai
concluant pour un label qui peut voir l'avenir sous de bons auspices
si les disques à venir sont du même tonneau que cette
petite merveille.
Benoît